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Focus Candidat : Le chômage en intérim, ce qu’il faut savoir

Focus Candidat : Le chômage en intérim, ce qu’il faut savoir

En intérim, les règles sont globalement les mêmes que pour les autres salariés.

Mais dans les faits, certaines spécificités peuvent faire toute la différence.

Conditions d’accès, calcul, délais ou encore cumul avec une mission : mieux comprendre ses droits permet d’éviter les mauvaises surprises.

Entre deux missions, une question revient souvent : ai-je droit au chômage… et combien vais-je toucher ?

Chez AS Intérim, c’est un sujet que nous abordons régulièrement avec nos intérimaires.

Parce qu’un parcours sécurisé, ça passe aussi par une bonne maîtrise de ses droits.

En intérim, vous cumulez des droits au chômage tout au long de vos missions, comme n’importe quel salarié.

Mais pour pouvoir en bénéficier, un critère est essentiel : le volume de travail effectué.

Concrètement, vous devez avoir travaillé au moins 130 jours ou 910 heures :

  • Sur les 24 derniers mois si vous avez moins de 53 ans
  • Sur les 36 derniers mois si vous avez 53 ans ou plus

C’est souvent le premier point que nous vérifions avec nos intérimaires chez AS Intérim, car il conditionne tout le reste.

Un jour travaillé correspond à une journée de travail de 7 heures, réalisée pour une ou plusieurs entreprises. 

Mais attention : toutes les périodes ne comptent pas.

Certaines situations sont exclues du calcul des jours travaillés : 

  • Les congés sans solde d’au moins un mois
  • Les congés sabbatiques
  • Les périodes d’activité indépendante hors régime chômage
  • Les arrêts maladies de plus de 15 jours
  • Les congés maternité, paternité ou d’adoption
  • Les accidents du travail

Autre point souvent mal compris : les périodes de formation ne sont prises en compte qu’à hauteur des deux tiers. Exemple : 8 jours de formation = 6 jours retenus.

Le montant de votre allocation dépend des salaires que vous avez perçus pendant vos missions.

France Travail applique deux méthodes, et garde la plus avantageuse :

  • 57 % du salaire journalier de référence (SJR)
  • Ou 40,4 % du SJR + un forfait journalier

Ce calcul peut parfois surprendre, notamment en intérim.

Point important : les indemnités de fin de mission et les congés payés ne sont pas pris en compte dans ce calcul.

Une fois inscrit chez France Travail, vous ne serez pas indemnisé immédiatement.

Un délai de carence de 7 jours s’applique automatiquement.

D’où un conseil simple : ne tardez pas à vous inscrire.

Ensuite, d’autres délais peuvent s’ajouter :

  • Un différé lié aux congés payés perçus en fin de mission
  • Un différé spécifique si vous avez touché des indemnités supérieures au minimum légal.

Ce dernier peut aller jusqu’à 150 jours.

C’est souvent un point d’incompréhension, et nous prenons le temps de l’expliquer à nos intérimaires pour éviter les mauvaises surprises.

Bonne nouvelle : en intérim, vos droits peuvent évoluer.

Lorsque vous reprenez une mission, vous pouvez maintenir et prolonger votre indemnisation.
C’est ce qu’on appelle le rechargement des droits.

Concrètement, chaque mission vous permet de repousser la fin de vos droits.

Pour en bénéficier, quelques règles sont indispensables :

  • Rester inscrit comme demandeur d’emploi
  • Actualiser sa situation chaque mois
  • Transmettre rapidement ses justificatifs
  • Fournir l’attestation de fin de mission

Chez AS Intérim, on insiste beaucoup sur ce point : un simple oubli d’actualisation peut bloquer vos paiements.

Oui, travailler en intérim tout en touchant le chômage, c’est possible.

Mais à une condition : que votre salaire soit inférieur à votre allocation.

Dans ce cas, vous pouvez cumuler :

  • Une partie de votre ARE
  • Avec votre salaire d’intérimaire

Pour cela, vous devez :

  • Déclarer votre activité à France Travail
  • Envoyer vos bulletins de salaire

Le montant est ensuite ajusté.

Certains jours ne seront pas indemnisés en fonction de vos revenus.

À retenir : le total (salaire + chômage) ne peut pas dépasser votre ancien salaire.

Le chômage en intérim peut paraître technique.

Mais au fond, la logique est simple : vos droits évoluent avec votre activité.

Le problème, ce n’est pas les règles.

C’est souvent de ne pas bien les connaître.

Pas quand on oublie de s’inscrire à temps.

Pas quand on ne comprend pas les délais.

Pas quand on passe à côté du rechargement de ses droits.

En intérim, bien gérer ses droits, c’est éviter les périodes d’incertitude.

Chez AS Intérim, on ne se contente pas de proposer des missions.

On accompagne aussi nos intérimaires pour qu’ils avancent sereinement, entre chaque mission… et sur le long terme.

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